Mise à jour : 16 novembre 2017
244863 visiteurs depuis le 10 mars 2007
Égreville, le jeudi 26 avril à 22h40
Publié le 31 octobre 2009
Tous droits réservés
Merci d'acheter le journal
Logo du Parisien

Un projet d’éoliennes pour développer le village

Le petit village de Chalautre-la-Grande, situé à 10 km à l’est de Provins, à la frontière de l’Aube, pourrait bientôt accueillir cinq ou six éoliennes. Ce qui, dans un département qui n’en compte toujours aucune, relève de l’exploit : la plupart des autres projets se sont cassé les dents sur la contestation des associations antiéoliennes et des habitants.

Le projet de Chalautre vient d’être discuté en commission départementale des sites. Et la maire, Isabelle Gobron (sans étiquette), espère bien le voir aboutir. « Il nous faut l’accord de cette commission, modifier le plan d’occupation des sols, lancer le permis de construire. Si tout se passe bien, il faudra encore deux ans avant de les voir », explique l’élue.

« Des revenus assurés pour la commune »

Cela fait près de quatre ans que Chalautre-la-Grande planche sur ce projet. « La population est régulièrement informée du dossier dans le bulletin municipal. Des habitants ont posé des questions, mais il n’y a pas de mobilisation sur le sujet. » Pour l’heure, seule une association antiéolienne, Vent de vérité, mais qui n’est pas implantée dans le village, a manifesté son opposition à ce projet, arguant de la proximité de la cité médiévale de Provins.

« Qu’ils ne racontent pas n’importe quoi, s’agace Isabelle Gobron. Nous sommes à 10 km de Provins et il y a un bois. Ces éoliennes seront sur la partie haute du plateau de Brie. De l’église du village, qui est classée, elles ne seront pas visibles. Et puis ça reste un projet modeste », assure la maire.

Pour cette dernière, le développement durable ne doit pas rester à l’état de discours. « Il faut le mettre en pratique. Si on ne construit pas, on n’avancera pas. Il faut y aller, les départements voisins le font. Et puis, il faut le reconnaître, c’est aussi des revenus assurés pour la commune. Chez nous, nous ne pouvons pas implanter d’entreprises, le village est trop enclavé. Et nous avons besoin de moyens. La population de Chalautre a doublé en vingt-cinq ans et notre école est pleine. Elle a besoin d’être modernisée et agrandie. On ne peut pas compter que sur l’Etat et les collectivités locales. Notre force, c’est le vent. »

Sébastien Morelli

Non à l'éolien industriel Haut de page Recherche Contact À propos du site