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Égreville, le samedi 17 novembre à 12h22
Publié le 29 décembre 2008
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Internet et éoliennes industrielles

Organisée par la mairie, avant un conseil municipal, une réunion publique s'est tenue à Montmachoux sur ces deux sujets cruciaux pour le village : il n'y avait plus assez de chaises !

Bertrand Caparroy, conseiller général de Provins, chargé de l'aménagement numérique, était présent avec des techniciens du Conseil général pour répondre sur Internet. Il a rappelé le but poursuivi : réduire la fracture numérique, construire des réseaux haut débit ouverts au public, compléter les zones non desservies par les opérateurs, notamment France Télécom. Au printemps 2006, le pari était 100% des communes Seine-et-Marnaises couvertes mais pas forcément 100% des foyers. La phase 2 avec Sem@for 77 étendait le très haut débit : en novembre 2008, était prévue la fin des travaux du réseau de fibres optiques et la desserte de 100% des foyers. Le Conseil général crée les tuyaux, aux opérateurs, les fournisseurs d'accès, de fournir les services. A Montmachoux, il y a une antenne Wimax, et pas de fibre optique, question de budget : restent pas mal de problèmes subis par les usagers et entreprises. Le débit disponible est partagé, c'est une antenne Wimax, expliquent les techniciens, et il y a des zones d'ombre pour désservir certains. Une possibilité de relais par satellite est évoquée, mais suffira-t-il pour répondre aux problèmes et aux demandes ? Depuis le 1er décembre, Sem@for 77 a 5 mois pour répondre à chaque demande sous peine de pénalités. En conclusion, le maire, Jacques Rousseau, propose de regrouper en mairie demandes et confirmations des problèmes.

Les éoliennes industrielles

L'équipe d'Eco Delta Développement intervient ensuite, ainsi que l'ADERE, association anti-éoliennes d'Egreville (photo montage sur www.adere-egreville.org). Une information a déjà eu lieu lors du Conseil municipal du 12 novembre. Eco Delta présente critères techniques et obligations réglementaires mais les réponses resteront floues sur le projet lui-même. Il faut un accord pour aller plus loin et avoir des réponses sûres : des mâts de mesure, des études de paysage, avec des spécialistes sur la faune et la flore... De même les chiffrages éventuels, vent, taxes, rapports. Par souci de transparence, le maire avait provoqué cette réunion, mais le manque de chiffres de la société et les chiffres évoqués par l'ADERE selon d'autres projets récents ou d'autres sources, ne facilitent rien. Un seul habitant semble partisan d'aller voir plus loin : « On avait refusé la ligne de chemin de fer : acceptons de faire des essais. Mais, ajoute-t-il, aujourd'hui le profit est privé et le déficit devient public... ». Certains ajoutent aussi l'impact sur la télévision, sur le prix des maisons.

Au final, Internet est nécessaire pour relier les entreprises, ou le particulier en télétravail, palliant ainsi au manque de transports : projet bien difficile pour le moment. Au moins restait l'authenticité du village et la beauté de sa région : un projet éolien mangerait à la fois son paysage et un atout majeur du village. On peut comprendre le manque d'enthousiasme des habitants.

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