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Égreville, le samedi 20 octobre à 7h10
Publié le 29 septembre 2007
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Neuf projets sur le bureau du préfet

Quatre projets de « zones de développement éolien » et cinq demandes de permis de construire sont actuellement en instruction. Tour d'horizon avec le préfet de l'Yonne, Didier Chabrol.

Combien y a-t-il de projets aujourd'hui ? Quelles sont les sociétés qui les portent ?

Didier Chabrol. L'administration est officiellement saisie et instruit actuellement quatre projets de « zones de développement éolien » portés par des collectivités : la communauté de communes de Forterre, Sainte-Colombe, la communauté de communes du Gâtinais et celle du Haut-Tonnerrois. Cinq demandes de permis de construire portées par cinq sociétés différentes sont également déposées : à Sainte-Colombe pour sept éoliennes, Les Clérimois pour quatre éoliennes, Taingy pour trois éoliennes, Escamps et Migé pour sept, Grimault-Joux-la-Ville-Sacy et Massangis pour 43 éoliennes dans la « zone de développement éolien » déjà autorisée. De nombreux autres projets sont à l'étude mais ne sont pas déposés.

Combien de permis de construire ont-ils été accordés ou refusés dans l'Yonne ? Pour quels motifs ?

Aucun permis de construire n'a été à ce jour accordé. Deux ont été refusés, Chitry-Quenne et Courgis-Venoy-Beines, pour incompatibilité avec la préservation du site.

L'Yonne est classée en zones peu ventées. Y a-t-il vraiment une place pour l'éolien dans le département ?

Si des investisseurs s'intéressent à l'Yonne, c'est parce que le département recèle des potentialités réelles en certains points, même s'il ne figure pas, à l'évidence parmi les régions les plus ventées. Les perspectives de rentabilité des équipements y sont donc plus limitées qu'ailleurs.

Selon vous, combien de projets seront finalisés dans le département ? Combien d'éoliennes implantées ?

On ne peut pas répondre avec précision à cette question. Ce ne pourra être le cas que dans des zones propices du point de vue du vent, mis aussi acceptables du point de vue de la sécurité et de la protection des sites et monuments. Il est donc probable qu'une proportion limitée des projets actuellement étudiés par des investisseurs pourra aboutir.

Vous attendiez-vous à autant de passion autour de ces projets ?

Dans l'époque actuelle, aucun projet touchant à l'environnement ne paraît pouvoir être mené sans susciter des prises de position antagonistes médiatisées. Les éoliennes n'échappent pas à ce constat. Il appartient au préfet d'arbitrer, dans le cadre d'une procédure qui prévoit à la fois une instruction technique très précise par les services compétents et une large concertation, notamment avec les collectivités concernées. Il le fait en essayant de concilier la politique de développement des énergies renouvelables et la préservation de la sécurité et de l'environnement. Ses décisions sont dûment motivées et sont bien entendu susceptibles des recours habituels.

La France avait fixé un objectif de 6 000 mégawatts d'origine éolienne pour 2007 et de 10 000 à 14 000 mégawatts pour 2010. Selon le Syndicat des énergies renouvelables, on totalise aujourd'hui 2 000 mégawatts de puissance installée. Comment expliquez-vous ce retard ? Les pouvoirs publics ont-ils toujours la même volonté de promouvoir l'éolien ?

Aucun commentaire local de ces chiffres nationaux ne peut être valablement fait. Le fait qu'aucune éolienne ne fonctionne à ce jour dans l'Yonne a son explication dans les réponses aux questions précédentes. Quant à la volonté des pouvoirs publics, elle est inchangée.

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